A propos
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Catégories actuelles
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à lire en cliquant dans la colonne en bleu en marge gauche
(tout le monde ne le sait pas !)
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Fictions sur l’aviation et l’espace : nouvelles sur l’aviation, seule chose qui m’ait jamais vraiment intéressé !
Critique de livres et de films : critiques loufoques.
Extraits de mon journal : pseudo-journal loufoque.
Le monde contemporain tel qu’il va : visions satyriques d’aspects divers de notre époque
Nouvelles diverses, « nonsense », pastiches : comme le titre l’indique ; pastiches de : Philippe Meyer, La Fontaine, comédie du Grand Siècle, Camille Flammarion, Henri Lavedan
Glossaire politique et sociétal d’Alceste (ébauche) : le contenu est dans le titre.
Voyage avec une 106 dans les Balkans : plus de 150 000 kilomètres du Portugal au cap Nord et à l’Anatolie profonde
Textes d’exposés en astronomie d’amateur : retour au sérieux ; utilisation libre pour qui voudra
Ouvrage de mécanique du vol, première partie
Ouvrage de mécanique du vol, seconde partie
Les sensations du pilote, le comportement de la machine, la mécanique de son vol en fonction de sa morphologie, en langage vernaculaire, et quelques autres considérations à l’intention des maquettistes, spotters, documentalistes et autres aérophiles ne pilotant pas eux-mêmes : Sous ce titre digne du XVIIème siècle, l’équivalent d’un livre abordant le sujet en prose pure ou quasiment, d’une façon qui ne me semble pas très explorée jusqu’à présent.
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Catégories à venir
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La Première Guerre mondiale : textes satyrico-loufoques prolongeant l’esprit des écrits outranciers du temps de guerre à destination de l’arrière.
De Châlons-sur-Marne à l’Ecosse : deux semaines de voyage par-dessus la Manche dans un avion torpédo monoplace
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En guise d’introduction
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Des temps durs se préparent pour les esprits sains et indépendants. Il seront haïs avec une force égale par la droite et par la gauche.
H.G. Wells, Enfants des étoiles
… par la droite et la gauche ! et par les écologistes, alors ?
Le Dr Holdman Stedding [...] réfléchissait que la moitié au moins des esprits égarés, aujourd’hui, sont tracassés par des lubies sur les radiations.
H.G. Wells, Enfants des étoiles
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L’auteur
Bien connu des pilotes d’avion en chambre pour ses ouvrages de simulation de vol pour Flight Simulator (1), versions FS3 et FS4, Ruthénium, fonctionnaire, vit dans l’oisiveté et dans sa ferme de la France profonde. Il écrit désormais pour le public parisien non pas depuis la Lozère, l’Aubrac, la Margeride ou les Cévennes, comme il sied à un auteur un peu marginal, mais tout simplement d’un hameau limousin, un charmant village où sont scrupuleusement appliquées les exigences de la parité des sexes, si du moins l’on excepte le monument aux morts et l’amicale des octogénaires.
Voilà donné le ton général.
Observez Ruthénium au travail dans sa chambre campagnarde. Le voilà distrait par les passages d’animaux. Chaque automne il est survolé par les grues, inoubliable défilé. Sur la petite route en contrebas transhument entre deux prés les boeufs meuglants et tintinabulants. Des ânes échappés de leurs prés zigzagent sur la voie. Les vacanciers échappés de la ville passent à bicyclette. Le troupeau de moutons bloque les voitures. Le grillon stridule au soleil. Curieux, le lézard vert montre au coin du carreau sa tête géante de serpent. La buse en vol stationnaire emporte en un clin d’oeil le bloc de huit cents grammes de viande mis à décongeler au soleil sur l’appui de granit de la fenêtre. Simenon et tant d’autres écrivains oeuvraient avec un chat sur leur bureau. Un chat ? Ruthénium n’entend pas faire comme les autres. Le voilà donc délaissant sa plume pour courir derrière la savonnette emportée du cabinet de toilette à grand fracas sur le plancher par la dent d’un murin de bonne taille. Voilà le prix de la vie à la campagne. Venio nunc ad agricolarum voluptates, quibus ego incredibiliter delector.
Certains de ses textes pourraient faire paraître Ruthénium douloureusement incrédule en religion comme en politique. C’est bien possible, mais la vie ne peut être vécue au sens fort sans une complétude exigeant le passage successif par tous les états possibles de l’âme. C’est ainsi que Ruthénium a déjà planifié une fin chrétienne dont il serait surprenant que la terreur et le fonctionnement cérébral aléatoire des derniers moments ne vinssent assurer le caractère édifiant. Les textes qui suivent ne sont donc sans doute que le préliminaire à de pieuses pages à venir. Ruthénium travaille d’ailleurs à un roman qui se veut l’héritage spirituel de Bernanos et de Sade ; outre, renvoyant Perec à la petite école, un autre roman de six cents pages sans une seule occurence de la lettre « w ». Pour le politique, il serait excessif de lui reprocher une quelconque absence de considération pour ceux qui donnent leur temps et leur vie à la chose publique. Ruthénium qui n’a jamais renié les engagements de sa jeunesse, se rend aux urnes à tous les scrutins pour y déposer fidèlement son bulletin en faveur de Georges Pompidou, municipales et référendums compris.
La Critique s’est demandé parfois dans quelle pochette-surprise Ruthénium avait trouvé ses prétentions humoristes. C’est, sachez-le, le résultat d’un traumatisme de la petite enfance. Ruthénium appliqué sur son cahier cherchait à huit ou neuf ans à trouver déjà des plaisanteries capables de rivaliser dans la cour de récréation avec les habituelles histoires scatologiques de Toto. Passa son père, professeur agrégé. Voyant les quelques finesses posées laborieusement sur le papier par son fils, il ne trouva rien de mieux qu’écraser un enfant en s’emparant du cahier pour y inscrire en vingt secondes, comme s’il se jouait, quatre ou cinq astuces devant le garçonnet décontenancé par tant d’aisance à lui inaccessible ! Ruthénium ne s’en rappelle qu’une : « le cheval de Troie se met en quatre pour vous plaire », mais se souvient confusément que les autres étaient presque aussi bonnes. Ah, le beau plaisir pour un père, de mortifier gratuitement son fils de huit ou neuf ans ! Le professeur chez qui les idées se succédaient avec rapidité quitta aussitôt la pièce en se souvenant qu’il n’avait pas que ça à faire, laissant l’enfant désespéré d’abord, mais bientôt résolu à se faire quelque jour lui aussi, après l’agrégé, un prénom dans les lettres comiques.
Les nouvelles présentées ici sont presque inédites, puisque refusées autrefois par le journal des élèves de trois de ses lycées successifs, d’où de plus anodines l’avaient fait renvoyer malgré l’intervention bienveillante de ses professeurs de français. Presque inédites puisque l’auteur est néanmoins parvenu depuis à les faire passer dans les même publications sous les noms de ses fils, si bien qu’il est à présent contraint de régler leurs frais de scolarité dans l’établissement privé qui a bien voulu les recueillir. Merci de l’aider.
(1) Parus en 1989 pour la version 3 et 1990 pour la version 4. Epuisé mais toujours disponible chez l’auteur qui en a sauvé quelques uns du pilon. Adressé sous pli discret en échange d’un secours de 5 euros par chèque à l’ordre de M. William Gates.
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Electron libre emblématique de la nouvelle littérature limousine, Ruthénium vous convie à un voyage initiatique au travers de flamboyants textes atypiques d’une étonnante modernité, aux sucrosités finement charpentées en bouche. Cerise sur le gâteau, c’est dans la recherche de l’altérité que fera preuve d’une grande humilité sous le regard des autres cet auteur fracassé de l’intérieur pour qui écrire est une souffrance. A travers le prisme d’une pertinence récurrente, cet écrivain sulfureux et iconoclaste fait de notre temps une relecture diffractée et polymorphe dont on ne sort pas indemne ; quoique montré souvent du doigt par le regard des autres, il n’en est pas moins lu par d’autres encore dans un rapport de sacralité au texte en lequel ils décryptent les clefs permettant aux humains de synergiser leurs différentes fragmentations. Beaucoup y voient comme une musique qui interroge les technologies, bien loin d’objecter une autre schématique aux chaînes de la filiation ; ou bien se référant à une approche en termes de trajectoire vers un point d’achoppement qui cristallise la mise en adéquation des problématiques hors de toute idée d’une sémantique de contournement…
L’auditeur régulier de France-Inter et de France-Culture aura reconnu le ton de certaines émissions de la première station, lorsque quelques unes des personnes qui les organisent tentent par des efforts langagiers assez pathétiques de se hausser au niveau culturel de la seconde.
Puisque toutes les expressions du court texte en italiques viennent de la radio publique nationale, voilà donc un prétexte pour débuter ce blog par quelques remarques au sujet de ses deux principales antennes ; l’auteur en guise de préambule se peindra en quelque sorte à travers l’écoute qu’il en aura. Tournons le bouton. Nous jouons de malchance : France-Culture consacre deux heures et demie à un musicien péruvien -- justement -- oublié du dix-neuvième siècle. C’est dur… Oui, on comprend que l’auditeur de niveau moyen se sente plus à l’aise sur Inter. Tentons-y notre chance. Avouons-le : nous caricaturerons un peu.
C’est pour tomber aussitôt sur un metteur en scène avant-gardiste qui se défend -- avec une manifeste envie de n’être pas cru -- de déstabiliser les spectateurs en leur présentant non pas l’histoire suivie qu’ils ont cru venir voir, mais des morceaux épars joués aussi bien sur la scène que dans les couloirs, la buvette ou les toilettes. Le pauvre se flatte de déstabiliser lorsqu’il ne fait qu’ennuyer. Il ne faut pas lui ôter ses illusions même s’il en coûte trois cents francs à chaque déstabilisé.
Couillon, va ! Une heure après, une émission sur un sujet très à la mode en ce moment réhabilite l’homme de Néanderthal. La réhabilitation est justifiée parce que selon l’intervenant, l’homme de Néanderthal serait affublé d’une réputation aussi fausse que solidement établie de crétin des Alpes, sans doute à cause de préjugés nés de la forme rude de sa mandibule. Eh bien, ce n’est pas du tout le cas ; et nous autres Sapiens n’avons pas à bomber le torse. L’identité culturelle forte des Néanderthaliens en fait des femmes et des hommes à part entière, et blablabla. D’ailleurs, on a retrouvé dans une caverne le dessin d’une pie, stupéfiant par sa fidélité, par son sens artistique. Les femmes et les hommes de Néanderthal savaient aussi tourner le regard en direction de la voûte étoilée (hypothèse non démontrée, mais que la présence prouvée d’astres dans le ciel nocturne de cette époque rend vraisemblable) et montraient par là qu’ils étaient tout sauf des brutes, sinon dans leurs rapports entre eux. Et si nous découvrions des Néanderthaliens survivant au fond des forêts de la Nouvelle-Guinée ? Saurions-nous leur faire leur place dans l’humanité en marche ? Saurions-nous les protéger de l’envahissement touristique et de l’irréparable déculturation qui en résulterait ? ou bien les intérêts financiers feraient-ils de leur contrée un zoo humain, un Disneyland paléolithique, ou pire encore une réserve de main d’oeuvre docile pour nos industries délocalisées du tiers-monde ? ou bien une banque vivante d’organes pour malades fortunés des pays riches ? Imagine-t-on le choc traumatique subi par un Néanderthalien confronté à un ordinateur, à un téléphone portable ou tout simplement les cris d’une Néanderthalienne découvrant un miroir ? Hélas ! On ne saurait éliminer l’hypothèse du premier ethnocide perpétré par Homo « Sapiens », pour expliquer la disparition de Néanderthal !
Or il est tout à fait certain que les enfants de Néanderthal scolarisés avec les nôtres, pour combattre toute idée d’exclusion, remporteraient exactement les mêmes succès scolaires et pleureraient de la même façon au sein des mêmes peines. Les plus doués deviendraient parfaitement à leur tour professeurs des écoles et enseigneraient nos propres rejetons ; et à peine à l’occasion des réunions parents-enseignants nous apercevrions-nous de quelque chose.
Et comme ça pendant un quart d’heure. Je me demande ce qu’il y a de stupéfiant à ce que quelqu’un ait dessiné une pie avec fidélité il y a 35 000 ans. En vérité l’intervenant à la radio n’a rien compris, et l’hypothèse du massacre de Néanderthal par Sapiens est fausse : le fait historique est que l’humanité d’alors connut une période de prise de conscience globale de son unicité, de sa responsabilité devant les générations futures et de la fragilité de sa planète bleue ; si bien qu’il s’en suivit un intense métissage des femmes, des hommes et des cultures : voilà l’explication véritable de la disparition prétendue d’une espèce dont je ressens très bien que je porte une part des gènes, en particulier quand j’écoute Inter, et cela même si ce qui précède n’est qu’un à peine imaginaire à la manière de.
Néanderthal qui a désormais jusqu’à son parc de loisirs, comme les dinosaures, sert depuis quinze ans de support à nos fantasmes consolateurs. La croyance aux visites d’extra-terrestres a la même fonction, mais Néanderthal a l’avantage de l’incontestable réalité. Mais voici qu’en 2010 nous parvient grâce à l’ADN une merveilleuse nouvelle : Néanderthal a rencontré Mme Sapiens, et plus après entente. L’émotion des journalistes est extrême ; on atteint à l’indicibilité. Nous parlons des journalistes de France-Inter, surtout ; France-Inter est une sorte d’Olympe des beaux esprits de modeste extraction qui n’entendent en rien le céder aux normaliens de France-Culture. Nous n’avions pourtant pas besoin de la science pour savoir que Néanderthal et Sapiens avaient ensemble charnellement gési : notre coeur nous le disait. En effet la mixité des cultures et le métissage des civilisations constituant la valeur suprême des belles âmes, il fallait, simplement, que ces amours aient été -- dans la reconnaissance et le respect de l’autre.
Les preuves immatérielles rendant l’ADN superflu ne se restreignent pas à la paléontologie. Je recommande la consultation des forums royalistes légitimistes (pléonasme !). L’ADN a résolu dernièrement l’énigme de l’Enfant du Temple : il est bien le fils de Louis XVI, et les thèses survivantistes s’écroulent. Or selon des monarchistes de l’un de ces forums, il n’était pas besoin ici non plus de la science. Jugez plutôt : Charles X à son sacre a guéri les écrouelles ; Dieu n’eût pas permis ce miracle si Charles X n’eût été roi légitime, qualité dont il n’eût évidemment pas joui si Louis XVII eût encore vécu. Quod erat demonstrandum.
Essayons encore une fois France-Culture, pour le cas où cela irait mieux. Cette fois n’inventons (presque) plus : une voix exaltée et par instant agressive lit trois minutes d’un texte qu’elle a écrit elle-même, tiré d’un livre de deux mille pages. Il est question de la condition de l’homme dissous et phagocyté par un cosmos tout résonnant de sonorités métalliques (le diseur voit trop de films de science-fiction), d’un dieu trop silencieux et des angoisses qu’il génère (on ne produit plus rien de nos jours), d’univers connexes et de physique quantique, d’Heisenberg et de la constante de structure fine, du lien de tout cela avec la musique concrète et de la pensée progresso-freudienne, des trois équations de Maxwell et du tenseur énergie-impulsion, d’enfants tziganes assassinés et de fours crématoires.
Salve d’applaudissement. On a compris : le procédé moyennement fair-play consiste par les derniers mots énoncés à contraindre l’auditeur à un garde-à-vous moral devant la pensée nébuleuse mais génératrice de notoriété de l’auteur, lorsque cet auditeur envisageait plutôt la réaction saine et joyeuse du bourgeois en haut-de-forme, pouces dans les poches d’un gilet tendu de bonne graisse, explosant de rire face aux premières expositions de toiles impressionnistes.
La généralisation de ce dernier comportement ne saurait trop être recommandée de nos jours à tout propos, sitôt qu’un noble coeur ou un esprit élevé prend la parole, ou bien expose ou joue quelque chose. La traque systématique de ses fautes de français n’est pas à négliger, car la mesquinerie même est de bonne guerre face à la cuistrerie en pleine explosion dans notre temps (« exponentielle », diraient les cuistres). Voilà pourquoi j’aurais voulu faire des textes de ce blog une réaction à la stupidité des parlers nouveaux comme à la pleurnicherie bêtifiante et généralisée qui semble devoir tenir lieu de philosophie au nouveau siècle. Malheureusement j’ai beaucoup atténué mes brouillons en les publiant, et supprimé deux ou trois de mes nouvelles que je regardais comme les plus… amusantes. Amusant ! Il ne reste en effet que le comique en guise d’anesthésique dans un monde en train de glisser dans le mépris radical de l’esprit. Le comique tiendra encore un bout de temps : l’élévation générale du degré moyen d’instruction a pour effet paradoxal un accroissement sans précédent de la bêtise publique et partant des sujets comiques. On ne dispense pas impunément un degré secondaire et supérieur à une énorme fraction du peuple ; Richelieu le savait, qui fermait des collèges de la bourgeoisie pour éviter au pouvoir la rivalité de classes roturières trop cultivées ; mais le résultat aujourd’hui de l’éducation de masse n’est pas le risque révolutionnaire, loin de là. Il apparaît au contraire en nombre illimité de « nouveaux médiocres » comme il naît en d’autres circonstances un flot de nouveaux riches. Tout juste assez armés intellectuellement pour abêtir autrui et contraindre les élus, dotés d’assez de QI pour faire le mal et d’insuffisamment pour ne pas le faire -- disons la plage entre 110 et 130 -- les nouveaux médiocres réinventent en tout l’eau chaude en se persuadant qu’il faut asperger tout un chacun de leur trouvaille supposée : les nouveaux médiocres sont par nature les principaux diffuseurs du Politiquement Correct, cette entreprise de remodelage du cerveau, destiné à l’empêcher de fonctionner par défaut de notions, de mots et de concepts. C’est le programme de 1984 et de la Novlangue, à cela près que 1984 ne triomphera pas dans son ensemble : son monde est méchant et repoussant, tandis qu’au contraire celui du Meilleur des Mondes est gentil et apaisant. Le meilleur des mondes réel aura pour soma le langage édulcoré obligatoire, la meilleure protection possible des intérêts matériels. Un bien bon exemple en est la volonté de remplacer la vidéo-surveillance par la vidéo-sécurité, de remplacer l’insupportable et l’inquisiteur par le nécessaire et le protecteur.
Le « respect » omniprésent obligatoire entre personnes et la non-discrimination générale -- sauf pour l’économique -- des individus, rassureront chaque esclave du système en lui garantissant avec une parfaite illusion de vérité, qu’il est considéré. Au sein de quelles fumées, la démocratie longtemps nécessaire à la productivité en devient l’ennemie, puisqu’on commence à entrer dans la phase de l’Histoire où à coup de normes diverses il devient lentement impossible de vouloir vivre chichement. Vivre chichement est travailler peu et peu avant dans la vie, définir soi-même ses besoins. Un certain degré de productivité devient tout doucement exigible de l’individu, quand ce ne serait que pour qu’il paie son hygiénisme obligatoire et maladif, sa sécurité lancinante et partout imposée, sa sûreté face aux menaces prétendues qu’on lui invente.
Face à ce « marche-ou-crève » déjà matérialisé par le « produis-ou-vis-en-prison » en certains pays pourtant démocratiques, qui incarcèrent deux pour cent du sexe masculin, ne reste donc temporairement que le rire.
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Aucun copié-collé de textes ou de fragments de textes extérieurs n’existe dans ce blog. Quelques rares calembours sont emprunté ailleurs, mais à chaque fois mentionnés avec leur origine.
Il peut évidemment exister des plaisanteries que j’ai crues originales, mais qui déjà avaient été inventées plusieurs fois à l’insu de chaque inventeur, parmi lesquels l’auteur de ce blog. Il est très fréquent en effet de trouver avec un moteur de recherches des références de calembours et astuces que l’on venait d’imaginer indépendamment. Je fais mienne l’astuce quand même lorsque cela se produit.
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Votre blog est croustillant, j’ai beaucoup rit et sourit à vous lire, merci!
Créer avec des phrases un monde incroyable avec comme thème presque rien de tout les jours.Voilà la performance. J’apprécie.
Oui, et sinon quoi d’autre ?
Je suis venue vous dire un petit bonsoir, suite au fait que je vous ai vu passer en coup de vent devant la lucarne de mon blog.
J’avais oublié que vous étiez le blog qui m’avait fait sourire un soir de mai.
Je suis un peu en avance cette année,mais ce petit vent de l’écriture qui vous anime m’a fait du bien. Mon rire après minuit est salutaire pour ma santé, alors je vous dis merci!